Gan Gah : « Pas de pression, c’est moi la pression »

Il n’est jamais trop tard, le tout est de le faire un jour. Comme avait dit un grand philosophe qui a influencé nos vies, il n’est jamais trop tard pour poster une interview réalisée lors du festival de Dour.
Pour celle ci, nous avons rencontré Gan Gah. Installé depuis quelques années à Bruxelles, le producteur mixe les rythmes électroniques avec les influences musicales de son pays d’origine, le Maroc. Mais qui de mieux que lui-même pour nous raconter son parcours.

Bonjour Gan Gah

Bonjour

Tu as grandi à Agadir, tu es maintenant bruxellois, qu’est-ce que ça t’a apporté dans ta musique ce changement d’environnement ?

Ça m’a apporté beaucoup de choses, surtout le fait de bouger du Maroc et de venir à Bruxelles. Ça m’a fait une sorte de nostalgie et je suis retourné vers mes racines plutôt que d’aller vers la musique électro qu’on écoute tout le temps, mais d’inventer quelque chose de nouveau.

Justement par rapport à ces influences et ces inspirations, c’est de la musique que tu écoutais quand tu étais petit ?

Oui c’est de la musique traditionnelle que ma mère mettait dans la radio, les cassettes, c’est de la musique que je jouais quand j’étais petit. C’est de là que c’est venu enfaite. 

Quand tu as commencé à produire, tu as directement mélangé la musique électronique et traditionnelle ?

Non non, quand j’ai commencé à produire je faisais des beats hip-hop rap, avec des rappeurs bruxellois c’était magnifique, c’était cool. Après j’ai commencé à faire de la trap mais je n’ai pas mis sur internet parce que j’ai vu que ça saturait.

Tu avais fait le tour ?

Ouais ouais, j’avais fait le tour de tout les styles et ça m’a servi parce qu’en fin de compte j’ai appris beaucoup de techniques et maintenant je sais bien comment me débrouiller si je veux faire sonner un truc comme ça, je le fais sonner.

Tu viens de sortir un Ep fin juin, tu t’y es pris comment pour le construire ?

La construction y a une partir qui était enregistrée avec percussion et tout ça c’est joué à la main pour garder le rythme…

C’est toi qui joues les instruments ?

Ouais, je joue les percussions et tout ce qui est claviers arabes. J’ai essayé d’inventer un nouveau son arabe, un nouveau synthétiseur, combiner 3 synthés pour que ça donne quelque chose d’unique, plus mélodique, plus excitant à écouter.

Avec ce nouveau style, est-ce que tu as été approché par d’autres artistes ?

Je pense qu’il y a des artistes qui veulent collaborer, mais c’est difficile niveau logistique, les gens doivent aussi comprendre la musique. Je commence à promouvoir ma musique et ça commence à être intéressant.

Les gens dans mon entourage savent que c’est magnifique maintenant il s’agit de convaincre le public.

Tu as eu le temps de faire le tour du festival ?

On vient juste d’arriver, mais je vais rester pour voir les copains de Cairo Liberation Front, c’est aussi grâce à eux que je vais jour à Amsterdam (à l’Amsterdam Dance Event avec Acid Arab et Jabo).

De quel artiste aimerais-tu faire la première partie ?

J’en ai trop, mais un artiste que j’écoute en ce moment c’est Lil Silva, quand j’écoute son morceau Venture c’est une tuerie, c’est du bon boulot.
Sinon faire la première partie d’Acid Arab mais c’est devenu des potes maintenant.

Comment tu te sens juste avant de monter sur la scène à Dour ?

Chill, tranquille…

Pas de pression ?

Pas de pression, c’est moi la pression *rires*

Il a récemment sorti un morceau avec Jabo, son ami de leur label commun Lowup! Avec un magnifique clip de Tim Colmant.

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