|Interview| Gayance : « En gros, j’ai des fuckin’ bawlz! »

A l’occasion de sa venue à Psst Mademoiselle le 8 mars au Kumiko, j’ai rencontré Gayance. La DJette Montréalaise a kiffé Lapinou et m’a confié chercher l’amour en Belgique. Ambiance décomplexée, affaires à suivre, prends le thé, les biscuits, et lis la suite !

Gayance OUI3

Gayance en trois phrases ?

J’ai beaucoup d’énergie et de courage : en gros, j’ai des fuckin Bawlz!
Je suis autodidacte dans tout ce que j’entreprends.
Je suis authentique et toujours moi-même

Ta relation avec Bruxelles ?

J’adore Bruxelles en tant que ville, et c’est l’endroit le plus chaud où j’ai joué. Les gens ont l’esprit de la fête comme nulle part ailleurs, ils boivent comme des trous mais ils savent se tenir, et surtout, ils sont réceptifs à n’importe quel style de musique. En 2012, j’ai rencontré des Belges pour la première fois, Shungu et Kreshik (BeatChronic), venus à Montréal pour tourner le documentaire Meet The Beats. Ensuite, Le Motel est aussi venu au Québec, et notre langage commun était bien sûr la musique.
En 2016, je suis venue en Europe pour la première fois, j’ai kiffé. L’année d’après, j’étais THE Most Valuable Player in the game, très occupée aussi bien avec la musique qu’avec mon job de bureau. Vers le mois de juillet, j’avais besoin d’un break, et je suis revenue. Trois mois plus tard, en octobre, j’ai emménagé à Bruxelles, et pour l’instant, je me pose ici, on verra pour la suite. D’ailleurs, je cherche un Belge à marier pour obtenir la citoyenneté, et en échange, il recevra la nationalité Canadienne bien sûr !

Une anecdote sur toi ?

J’étais l’enfant démon en secondaire. J’étais Che Guevara, Black Panther et l’ennemi numéro un de la direction en même temps, mais j’étais cool avec les élèves, même si je me faisais parfois harceler à cause de mon style vestimentaire de skateuse, considéré comme trop « blanc ». Mes parents m’ont forcée à livre des livres sur les grands révolutionnaires, et du coup, ça m’a donné des idées pour l’école. Je n’avais pas vraiment de clique, je n’en ai toujours pas d’ailleurs, mais la majorité des élèves était cool avec moi, et me respectait pour mon côté révolté. Par exemple, quand j’ai dû porter l’uniforme à l’école, je protestais tout le temps, en mettant un bas blanc d’un côté, un bleu de l’autre, et ça rendait mes profs fous !

Un mot sur « Montréal ne dort pas » ?

Un jour, j’ai fait une promesse de bourrée à mes potes, et j’ai ramené la Belgique à Montréal lors du festival Mural, pour lequel j’étais programmatrice. J’ai invité Caballero, JJ, Lefto, etc. même Charles Michel a fait un mini dj-set avec Lefto. Puis, j’ai eu envie de ramener Montréal à Bruxelles, et c’est comme ça que l’idée est née. La première édition s’est tenue le 9 mars à Madame Moustache, et j’y ai invité Walla P et Kurtis Lo. Affaire à suivre !

Ta participation à Psst Mademoiselle est-elle engagée ?

Evidemment, et c’est super important pour moi de participer à un événement comme celui-ci, car il est féministe, bien que le nom soit un peu bizarre (rires). C’est primordial de célébrer les femmes, et j’adore la line up de black women qui me rappelle l’intersectionnalité, notion par laquelle je me sens très concernée.

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