Navaho joue à cowboys et indiens

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Navaho, c’est un des groupes qui monte sur la scène de notre plat pays. C’est pourtant à des milliers de kilomètres d’ici qu’ils puisent leur inspiration. Leur premier album sobrement intitulé « Navaho » nous rappelle plus le soleil des plages californiennene que nos draches bruxelloises. Rencontre avec deux membres du groupe pour en apprendre un peu plus sur eux et leur nouveau bébé.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Ben : On se connaissait un peu de vue parce qu’on était dans la même école.

Douchan : La musique c’est un petit monde donc comme on avait déjà un ou deux groupes chacun, on s’est aussi rencontré à travers ça.

Vous vous y êtes tous retrouvés dans les sonorités du groupe ?

B : On a plus ou moins les mêmes influences de base, on écoute beaucoup de groupes « surf » des Etats-Unis.

Comment sa ça se passe au niveau de la composition ?

B : Au début, ça commençait souvent par une idée de paroles.

D : Maintenant chacun vient avec des idées. Une idée de guitare, de basse ou de synthé. On écoute ce que l’autre fait et on se rajoute sur cette ligne qui a été composée et si ça donne bien, on approfondit un peu la chose. Ca prend un peu de temps et puis ça fait une chanson…ou pas.

B : Au final, dans l’album il y a un peu moins de la moitié des morceaux qui étaient des trucs du début mais la grosse moitié, qui est selon moi la meilleure, a été composée à partir d’idées de tout le monde.

D : Et c’est comme ça qu’on est en train de composer le deuxième album.

Quel est votre premier souvenir musical ?

D : J’étais tout petit et je passais mes journées devant la station de mes parents avec un casque sur les oreilles. Le câble était très court donc j’étais collé à la station pour écouter Gainsbourg.

B : Le bon rock quand mon père m’amenait à l’école en voiture.

Et le souvenir le plus marquant ?

D : Les Brian Jonestown Massacre. J’ai vu leur live à Amsterdam, j’étais sur le cul.

B : Moi je dirais juste l’album Unplugged de Nirvana. C’est avec ça que j’ai appris la guitare.

Si votre nouvel album était un film, quels seraient les personnages principaux ?

B : Je dirais plus qu’il y a un personnage par chanson car c’est à chaque fois une petite histoire. La chanson « I think I’ve seen a ghost » ce serait un bon Ghost Busters. Sinon pour « Chocobo », ce serait plutôt un bon marin connu…on va pas dire Jack Sparrow mais plutôt Corto Maltese.

Après avoir sorti le morceau « Summer » en plein été, vous sortez votre album juste avant l’hiver, c’est quoi la saison préférée de Navaho ?

D : L’été…mais le printemps c’est bien aussi parce que c’est joyeux, il y a de l’espoir dans l’air.

B : Le plus badant c’est l’automne, c’est un peu déprimant.

D : Après il y a un côté mélancolique dans l’album qui va bien avec l’automne.

B : Ca devrait être un album pour les montréalais…deux saisons, hiver, été. Six mois, six mois.

Si vous ne jouiez pas dans Navaho, dans quel groupe aimeriez-vous jouer ?

D : J’aimerais bien m’incruster dans les Growlers

B : Moi j’irais bien me foutre dans King Gizzard parce qu’il y a le côté où ils se lâchent bien parce que c’est bien rock et il y a aussi le côté très technique qui est sympa.

Quel est LE groupe belge à écouter ? A part Navaho…

B : Moi dernièrement, celui qui me botte bien c’est le dernier Robbing Millions.

D : C’est vrai que c’est pas mal.

B : Et Insecte aussi ! Les gars sont sympas et ils sont bons techniquement.

Quel est votre guilty pleasure musical ?

B : On m’avait déjà posé la question et j’avais répondu Lykke Li mais au final il n’y a rien que je n’assume pas.

Si votre album avait une odeur, quelle serait-elle ?

B : La wax !

Vous vous voyez où dans 5 ans ?

B et D : Sur les scènes américaines, sous le soleil en Californie.

Et dans 40 ans ?

D et B : C’est chaud…toujours en Californie !

Quelle est la question que l’on ne vous pose jamais mais qu’il faudrait vous poser ?

B : On parle pas assez des sons des instruments. Quelle réverb on utilise ou quel synthé…mais j’aurai pas de réponse à te donner. Il ne faut pas non plus dévoiler tous nos secrets.

Vu vos influences qui viennent des Etats-Unis, vous pensez quoi de l’élection de Donald Trump ?

 D : C’est un peu une catastrophe…

B : J’ai l’impression que tout ce qu’on disait dans le passé est en train d’arriver.

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