J’étais au festival Afropolitan, tout est vrai !

Le week-end dernier BOZAR a prêté plusieurs de ses espaces pour l’ Afropolitan Festival. Comme son nom l’indique, celui-ci était dédié aux artistes et intellectuels africains ou afro-descendants d’Europe, d’Afrique et des États-Unis.

Je suis arrivé avec un peu de retard ce qui m’a empêché d’assister à la diffusion du reportage de la journaliste française Rokhaya Diallo « De Paris à Ferguson : coupables d’être noirs », consacré aux violences policières contre le peuple noir. J’arrive à temps pour une conférence très intéressante concernant le Black History Month avec Quinsy Gario, Linda Bellos, John Leerdam, Tunde Adefioye et présidée par Omar Ba. Je quitte la salle vers la fin du débat pour pouvoir assister à la performance du vidéaste Akinola Davies que j’ai cherché un moment avant d’être mis au courant par une gentille réceptionniste que celle-ci avait été annulée. Dans la galerie Ravenstein, le festival avait également pris place pour un marché avec de magnifiques tissus de tous les coloris, le restaurateur Banane Plantain spécialisé dans la cuisine afro-antillaise était là pour nous offrir des saveurs 100% africaines.

Après une bonne bière, je retourne vers les bâtiments du BOZAR pour les concerts qui clôturent la première soirée en beauté. Une petite vidéo d’introduction nous montre des danseurs de KRUMP sur un fond de musique classique précède la performance de danse assez impressionnante de Bintou Dembele. Après un bref discours du directeur des lieux Paul Dujardin, c’est la musique qui prend place avec DVTCH NORRIS, suivi de Boddhi Satva qui lors de son dj set a invité sur scène un groupe de danseurs du Belgium Unity qui petit à petit arrive à motiver le public grâce à leurs danse endiablées et a une chenille qui mène certains membres du public sur scène.

J’ai carrément eu la chance d’assister à quelques pas de danse de Boddhi Satva !

 

Le samedi, le début de journée est rythmé entre workshops, théâtre et performances. La diffusion du documentaire « Whose Streets » démarre la soirée sur de fortes émotions. Ce documentaire relate les évènements qui se sont produit à Ferguson après le meurtre de Mike Brown par un policier tout en nous montrant tout ce que les presses américaines et internationales ne nous ont pas montré. La souffrance des familles, les violences subies par de nombreux manifestants pacifiques et les injustices du système américain. Après quoi un débat a pris place avec la présence exceptionnelle d’un des directeurs et producteurs Damon Davis. La suite de la soirée arrivait à grand pas, le groupe Magic System venait fêter ses 20 ans de carrière ! Un show enflammé qui m’a fait revivre de nombreux étés de ma vie depuis leur premier tube « Un Gaou à Oran » sorti en 2004. Une after party était organisée dans le Hall Horta avec DJ Peter Adjaye AKA Aj Kwame et le VJ Michael Hodgson pour continuer dans une ambiance chaleureuse.

Et voilà, on arrive au dernier jour du festival, une journée d’adieu un peu moins chargée. Des workshops et une séance de cinéma en noir et blanc avec Sidewalk Story pour commencer la journée. Le concert de Rodriguez Vangama qui annonce la fin de cette dernière soirée. Celle-ci se termine sur un film assez troublant : Daughters of the Dust par Julie Dash . Un film poignant que j’ai trouvé assez mystique tant par l’histoire (dont je ne suis pas sûr d’avoir compris tout le sens) que par les personnages. Ce festival a été très enrichissant, il n’y avait pas grande foule pendant les journées, c’était peut-être dû au manque de promotion. Le public était peu présent pour les différents concerts et la qualité du son dans le Hall Horta a souvent joué en la défaveur des différents artistes. Mais Magic System qui a eu le droit à la majestueuse salle Henry Leboeuf a su faire monter la chaleur et motiver de la foule !

 

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