Welcome to the Blackest JOY

Akua Naru, son nom elle l’a choisi. Grande lectrice, c’est en dévorant de la littérature et de la poésie qu’elle s’est mise à l’écriture. Depuis son Connecticut natale Akua Naru commence la musique à l’église au travers du gospel.

C’est à Liège lors de la défense de son album précédent « The miner’s canary » que je l’ai découverte. Reine parmi les reines comme Lauryn Hill ou Erykah Badu, elle est une des dignes descendantes de Gaia, terre mère. Généreuse, aimante, solaire et solidaire, elle est, au travers de ses textes engagés dans la défense des droits et du bien-être spirituel, émotionnel et intellectuel de sa communauté.

“I want to make music that’s speak to the mind and the heart of the people.”

J’entre dans l’AB et à ma surprise il est encore possible de se déplacer, la salle est agréablement pleine, le ratio respect pour l’artiste / plaisir du public est au top.

Les cinq premières minutes du concert se passent pour moi, les yeux fermés. Les musiciens qui accompagnent Akua Naru distillent un jazz légèrement reggaetisé et déjà les frissons parcourent mon corps, les basses font peu à peu trembler mon buste et les cuivres pétillent dans mon crâne. Et la, BAM !

L’entrée d’Akua ! (Légère déception tout de même, si t’as déjà regardé un live de l’artiste sur Youtube, c’est la même.) On commence à se sentir à l’étroit, mais quel feu ! Akua Naru, pieds nus, nous parle d’amour, c’est un doux moment de poésie rythmée.

Naru Ancestral

Black af

Woke af

Lit af

Magic af

Ces inscriptions brodées sur sa veste, comme des incantations, retiennent mon attention lorsqu’elle s’assied au bord de la scène pour se rapprocher de nous. Cela ne semble d’ailleurs pas assez prêt. Elle nous demande si elle peut venir encore plus près, prend le pied de son micro et s’installe au milieu de la foule qui respectueusement lui laisse de l’espace. Akua Naru laisse aussi leurs places aux musiciens en leur accordant un solo chacun, le premier fut celui du Saxophoniste. Langoureux ce moment intense de musicalité donne des frissons et en apercevant deux Lovers s’embrasser devant moi, je me dis qu’un journaliste musical mériterait parfois d’être accompagné. I wish i had some love to share à ce moment précis aussi. Ainsi se clôtura ce qui fut au moins 25 minutes de love.

Place au Funk

“If i’m giving u the funk would u know what to do with it?”

Ne l’oublions pas Akua Naru est Jazz, soul, blues, mais aussi et avant tout Hip-hop avec cette énergie funk.

Le concert se termine pour moi sur le morceau ‘Made it’. Qu’elle introduit en nous posant One simple question : If you are a passionate person and you face a problem in your way, would you stop or keep going?

Off course, tout le monde s’écrie «  KEEP GOING », plutôt simple à dire au beau milieu d’une foule. Je m’évade 1 minute en me demandant quel pourcentage de « passionate person » il y’a dans la salle et combien d’entre eux sont si courageux IRL. Quoi qu’il en soit, sans cette réponse, Akua Naru ne serait pas là devant nous et le regain de motivation est palpable dans l’assemblée. Pour ma part ça résonne plutôt bien avec l’état d’esprit dans lequel j’étais en arrivant. LifeStage est une riche aventure, mais parfois une petite séance d’autofessage au Keep going ne fait pas de mal. C’est les yeux brillants que je décide de sortir de la salle sur cette belle note. Je ne vous en dirais pas plus, mais j’ai maintenant fait une promesse à Akua Naru

Et pour votre part vous devriez vous promettre de jeter un coup d’oreille à son dernier album ‘The Blackest Joy’ qui compte entre autres un featuring avec le grand jazzman Ethiopien, Mulatu Astatke.

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